Denis Dégé,
42 ans, habite dans le quartier des Épinettes – Paris 17e et il
travaille en tant qu’animateur
auprès des personnes âgées. Il est président du Centre des Cultures de Paris,
une organisation qui prône le dialogue entre les cultures. De plus, il est
coordinateur général dans le Mouvement Humaniste, un courant de pensée qui
s’étend sur les 5 continents.
Né à Montargis (45), son enfance
se déroule dans différentes régions de France au gré des déménagements de sa
famille. Ses études sont chaotiques, mais il développe un goût
particulier pour la littérature, l'écriture, le dessin et l'histoire.
Adolescent, il
est révolté par les discriminations et il découvre la non-violence à
travers le message et l’action du Mahatma Gandhi.A 20 ans, il
opte pour l’objection de conscience, refusant de faire son service militaire.
Il travaillera à Paris, pendant 2 ans dans une ONG initiatrice du commerce
équitable en France.
A travers son
expérience, il comprend les limites de l’action humanitaire, sociale ou
politique. Pour lui, le changement ne peut se produire que par une
transformation profonde de l’attitude personnelle et en réalisant
simultanément des actions sociales.
C’est pour
cela qu’il
se rapproche du Mouvement Humaniste et adopte la méthodologie de la
non-violence active, en agissant dans différents quartiers où il habite
successivement, en réalisant des journaux permettant l’expression des jeunes,
des étrangers, de tous ceux qui se sentent exclus.
Il ouvre un
Local de quartier dans le 20e arrondissement, mais, comme tous les humanistes,
il est victime de diffamation et de discriminations de la part de certains
groupes extrémistes violents, il est obligé d'abandonner ses projets.
Cette
expérience ne l'arrête pas, car désormais il est certain que seule la voie de
la non-violence active permet un véritable changement social et personnel.
Il agit à Saint-Denis,
réalise des journaux d'expression des jeunes et des tournois de Basket. Il
soutient ses amis algériens sans papiers. Il se présente aux élections
législatives de 1997.
Depuis plus de
10 ans, il habite dans le quartier des Épinettes (17e) où il travaille
également. Grâce à l'aide de ses voisins et de ses amis, il développe des
projets dans 2 pays : le Bénin et l'Algérie. Il y va au moins 1 fois par an,
malgré les conditions sociales souvent difficiles. Il organise des structures
dans différentes villes et villages, forme à la non-violence active les
délégués et coordinateurs qui prennent en main un projet
social. Différentes actions sont réalisées : des campagnes d'éducation
à la non-violence active, des actions de salubrité, d'alphabétisation, des
espaces d'expression, des centres informatiques et une école humaniste.
Dans son
quartier, il reconstruit le tissu social détruit par la violence de l'argent et
l'individualisme. D'abord, il réalise de nombreux vide-greniers, fêtes et
repas pour trouver un autofinancement aux projets en Afrique. Depuis 2 ans, il réalise avec une
équipe de jeunes, d'amis et de voisins de toutes cultures le journal et le
site "La Voixdes Cultures". Il soutient activement une association du quartier qui
travaille auprès des jeunes en particulier dans le domaine du soutien scolaire,
en cherchant des volontaires.
A Paris, Il
est président du Centre des Cultures et il est à l'origine de sa fondation. En
tant que coordinateur général dans le Mouvement Humaniste, il organise en
particulier les "Symboles Vivants de la Paix" et développe actuellement la campagne
pour le désarmement immédiat. Il dénonce en particulier le développement de
nouvelles armes nucléaires, les arsenaux nucléaires, mettant en danger
l'avenir de l'humanité. Selon lui, l'état français et les grands partis
politiques sont complices de crime contre l'humanité puisque qu’il préfère
développer l'armement et les guerres, plutôt que résoudre les questions de la
pauvreté, de l'accès à la santé, à l'éducation et aux besoins fondamentaux. De
plus,la France
est signataire du TNP (traité de non prolifération nucléaire) dans
lequel elle s'engage à diminuer les arsenaux, mais ne le respecte pas.
Denis Dégé
est humaniste et s'inspire de l'action de Silo, Gandhi et Martin Luther King. Même si il se présente aux élections,
c'est un homme simple, attaché à avoir une vie cohérente, un esprit
fort et non violent. Il n'est pas contaminé par la maladie du pouvoir et
de l'argent comme les politiciens professionnels d'aujourd'hui. Il espère à travers
sa candidature, contribuer - au moins dans sa circonscription - à la création
d'une force composée par la diversité des personnes qui aspirent à une
révolution spirituelle personnelle et sociale simultanée et qui veulent
sincèrement résoudre les grandes questions d'aujourd'hui :
- Le danger de
l'armement, en particulier du nucléaire qui est devenu incontrôlable
- La
confrontation violente entre les cultures et les croyances
- La
discrimination des jeunes et les conflits inter générationnels
- L'accès à la
santé, à l'éducation et aux besoins vitaux.
Cette
situation de violence est générée par une minorité d'individus qui contrôle
le capital financier sur toute la planète. La plupart des organisations
traditionnelles : états, partis, religions, grandes organisations et
associations... sont manipulées par cette minorité. A travers les médias, ils
génèrent des croyances qui produisent une souffrance mentale.
Cette concentration mondiale du pouvoir (Globalisation)
engendre différentes formes de
violences, particulièrement une violence économique (en plaçant
l'argent comme
solution à tous les problèmes) et psychologique (l'individualisme, la
négation de l'être humain, la dépression et les drogues). Cette crise
sociale est vécue personnellement par chaque être humain, accumulant
les frustrations et le ressentiment, générant de nouveaux cycles
de violence.
Parallèlement,
sur toute la planète une nouvelle sensibilité surgit et se connecte en réseau
(Mondialisation). Cette nouvelle sensibilité reconnaît la diversité et la
nécessité d'une profonde rénovation intérieure de notre propre vie. Le Parti
Humaniste est bien plus qu'un parti, car il représente dans le champ politique
les aspirations des humanistes. Denis Dégé, comme des millions de femmes et d'hommes de
toutes cultures et origines, affirme aujourd'hui la nécessité de développer le
Mouvement Humaniste, ce courant de pensée qui agit dans plus de 150 pays.
Partout, on
peut faire quelque chose pour reconstruire les relations entre les gens, en
agissant autour des conflits qui déshumanisent la vie dans nos quartiers,
villages, notre travail, nos activités... En faisant cela, on fait naître
une véritable démocratie, on reprend le pouvoir que les structures du système
(la finance, les états, les partis...) nous ont volé. La priorité actuelle est
de réorganiser la base sociale, dans les quartiers, puisqu'il est maintenant
évident que les représentants du pouvoir ne peuvent permettre un progrès
humain. On doit agir pour redonner le pouvoir à
la municipalité.
Seule,
l'action sociale, politique ou culturelle ne peut rien changer. Chaque personne
peut prendre la décision personnelle d'adopter une attitude humaniste et la
"règle d'or" qui consiste à traiter les autres comme elle souhaite
être traitée elle-même. Il est nécessaire d'accompagner l'action avec l'esprit.
L'esprit est une force qui naît de l'accumulation d'actions valables (des actes
réalisés avec l'attitude humaniste, sans rien attendre en retour, qui nous font
grandir intérieurement et que l'on répète). L'esprit permet à la personne de se
réconcilier avec son passé, d'avoir de la permanence et de la force dans sa vie
présente, de l'enthousiasme ainsi qu'une foi sincère dans le futur.
Qu'il soit élu ou non, sa priorité est de contribuer à rétablir la
démocratie réelle, en organisant des rencontres, des espaces d'expression et
des fronts d'actions afin de faire pression sur les autorités pour résoudre les
conflits urgents concernant la santé, l'éducation et le cadre de vie.
Son projet à moyen terme
Participer à la construction d'une force sociale qui reconnaît la
diversité de croyances, de formes d'actions et de cultures. Seule une nouvelle
force sociale - un modèle très différent des partis actuels - peut donner une
nouvelle orientation à la vie humaine. Dans ce réseau, personne ne prétend
détenir la solution, tout le monde contribue à construire
une société humaine, solidaire et non-violente. La question n'est pas seulement
d'atteindre le pouvoir, mais d'organiser la base sociale.
Mon projet à long terme
La construction de la nation humaine universelle qui reconnaît la diversité et
place l'éducation, la santé et l'amélioration du cadre de vie comme priorités.